Spectacle 2006

Les 50 danseurs et musiciens guérandais présentent un spectacle de 20 minutes. Les membres ont travaillé toute l’année pour livrer une chorégraphie énergique et innovante. Avant tout, l’engagement du cercle reflète la conviction que la danse est un plaisir et que les spectateurs, amateurs ou curieux, doivent pouvoir en bénéficier.

Une chorégraphie se construit pas à pas, dans le temps. C’est presque un « sport d’équipe ». Pour vingt minutes sur scène, temps imposé, ce sont des heures à discuter, à imaginer une suite de figures. Ce sont plusieurs mois de répétitions, à s’entraîner, à renouveler sans cesse les gestes et les pas. « Il faut penser à tout, les sourires, la tenue du corps, les mimiques lorsqu’il s’agit de faire passer une émotion ». Un soin particulier est apporté au final. « Nous devons être irréprochables, car c'est la dernière impression que garde le public de notre prestation. Prévoir un salut exige de la coordination et une certaine force ». Grande nouveauté cette année : les musiciens ont participé à l'écriture du spectacle.

Le nouveau spectacle de Bro Gwenrann raconte une histoire. Elle s’inspire d’une légende, découverte par hasard sur une vielle carte postale, au détour d'une brocante. On parle de fête, d’un sorcier vivant dans la forêt, d’envoûtement. Pour Anthony Leterte, « Le thème choisi constitue l’âme du spectacle. Il en est aussi le fil conducteur ».

Thème du spectacle : Les envoûtés !

Par le biais d'une discussion tout à fait ordinaire entre un Grand-père (René) et son petit fils Charly, nous apprenons l'existence d'une histoire qui, comme beaucoup d'autres, commence par : ça s'est passé il y a bien longtemps...

Le village de Kerbourg est en ébullition. On y prépare activement la grande fête annuelle. L'importance d'un tel évènement oblige les femmes à se parer, se mirer, à se faire coquette. Tous les villageois y sont conviés. Enfin presque ! Tous, sauf un. Un ermite vivant dans la forêt, un homme bizarre, il ne parle pas. Le silence est son refuge. On raconte même qu'il serait sorcier. La fête se déroule bien. On y chante. On y danse. Tournez, virez jolies filles ! Puis plus rien. Plus un oiseau chante. Juste la brise et sa chanson glaciale. Le silence. Ils sont tous envoûtés... Arriveront-ils à sortir des griffes du sorcier ? Est-il facile de vaincre un sortilège, une malédiction ? Pour l'instant, on n’en dit pas plus !

Cette légende a été retrouvée par hasard, au détour d'une brocante. À l’origine, c’est juste une vieille carte postale qui relate cette histoire. Une histoire inconnue jusqu’alors. Serait-elle la légende oubliée ?

Danses du spectacle

Pilé-menu : "Introduction et ouverture du premier tableau". Il s'agit de la présentation des villageois dans leur environnement.

Mazurka : "Les derniers préparatifs du bal, le bal, la séduction". Les filles s'apprêtent, s'admirent dans leur miroir. Le bal commence : Danses kof ha kof, un jeu de séduction opère.

Guédennes d'Erquy :"La fête bat son plein". Nous nous trouvons au beau milieu de la fête c'est dynamique, c'est vif, joyeux. Beaucoup de monde sur scène..

Transition (création musicale) : "L'envoûtement". Les danseurs stoppent nets. Ils sont envoûtés. Partie avec beaucoup de marche et de gestuelle sur une composition musicale (que je qualifierais de contemporaine).

Kas ha barh: "L'envoûtement par la soumission". Évolution dansée du tableau précèdent. Le sorcier possède le peuple et le soumet à son ordre.

Gavotte Bigoudenn mod Pouldreuzic : "L'envoûtement par la folie". Evolution du tableau précèdent. Cette fois-ci l'envoûtement se veut plus léger provoquant la folie des danseurs.

Transition rythmique : "Le peuple constate son envoûtement" transition rapide (15 secondes environ) exécutée par les danseurs avec pieds et mains.

Dérobée de Guigamp : "Bataille contre le sorcier et scène de liesse". Le soulèvement approche. Les villageois comprennent que c'est en unissant leur force qu'ils peuvent espérer quelque chose. La bataille est suggérée, puis la mort du sorcier. La scène de liesse qui s'en suit mène tout droit au final.

Pilé menu : "Un an après, il se sont retrouvés sur les lieux..." Scène de vie finale. La sortie n'est autre que l'entrée à l'envers. Un cycle est passé, la boucle est bouclée.

Document sans nom