Spectacle
au pied des remparts

Un spectacle au pied des remparts qui fait la part belle à la création et qui entremêle danses et musique. La magie opère durant près de trois heures. Les rythmes, les mouvements, les enchaînements, balaient toute notion du temps pour laisser place à l’enchantement et l’évasion. Avec La Kevrenn Alre (Bagad et Cercle d’Auray), La Banda de Gaïtas de Villa De Xixon des Asturies, la section enfants et la section scénique de Bro Gwenrann, l’Ensemble traditionnel L’Adouréenne de Tarbes.

Le Cercle et Bagad
de la Kevrenn Alré (Auray)

Créé en 1950 par une poignée de cheminots passionnés de traditions bretonnes, il est aujourd'hui encore l'une des plus étonnantes démonstrations de la vitalité d'une culture à laquelle presque personne n'aurait voulu croire au lendemain de la guerre. Six fois champion national des Bagadoù, dix fois champion national de danse, le groupe alréen, loin de s'être cantonné dans un registre passéiste, est l'un des plus actifs à prouver que la tradition échappe au temps.

En 1978, la Kevrenn Alré accède à la première catégorie. En 1980, elle remporte son premier titre de champion avant de signer l'année suivante "La Bataille d'Auray", une pièce maîtresse dans l'évolution de la musique bretonne contemporaine.

Ce souci créatif se traduira en 1986 par la naissance d'un groupe de danse directement associé au travail entrepris par les sonneurs. Musique et danse forment désormais un tout et conduisent le groupe vers la Pologne, l'Algérie et les États-Unis où la Kevrenn Alré devient un très digne ambassadeur d'une Bretagne à la fois moderne et ancrée dans ses traditions.

La Banda de Gaitas
Villa de Xixon (Asturies)

Prestations intenses et vivacité d'une jeunesse déjà très habile. Habillés du costume traditionnel asturien, ils sont une vingtaine de La Banda de Gaitas Villa de Xixon à avoir fait le voyage depuis le nord-ouest de l'Espagne. L'identité par l'habit certes, mais c'est bien dans la musique qu'ils revendiquent leur région. Drapeaux aux couleurs locales, l’ensemble joue avec un sérieux qui ne laisse pas indifférent. On ne rigole pas dans les rangs. Le rythme est martial, les percussions vives, les gaïtas aiguës et mélodieuses.

Le groupe a été fondé il y a quelques années par des musiciens de l’école de musique traditionnelle de Gijon (Xixon) en Asturies. L’ensemble joue sous la direction d’un jeune maître-gaitero Jose Luis Garcia Diaz. On retrouve dans leur répertoire différentes danses telles que muñeira ou fandango, mais également pasacalles et marsen.

La gaïta est l'instrument symbole des Asturies. Plus puissante que sa cousine galicienne, elle a signé un retour en force auprès des jeunes générations grâce au succès populaire d Hévia.

L’Adouréenne de Tarbes

Créée en 1978, l'Adouréenne de Tarbes, groupe d'arts et traditions populaires, représente la Bigorre depuis 28 ans, en proposant des spectacles de danses et de chants traditionnels, en costumes de la fin du XIXème siècle. Cette formation apporte soin et rigueur dans ses prestations qui veulent honorer la culture régionale. Une trentaine de chanteurs, danseurs et musiciens composent le groupe

Les spectacles de l'Adouréenne s'efforcent de présenter des enchaînements harmonieux, de chants et de danses des divers pays de La Bigorre et des Quatre Vallées. Une suite de tableaux évoquent, au rythme des saisons, des scènes de la vie rurale (carnaval, mariage, temps de la moisson, transhumance, etc…), retrouvés dans l'histoire et la culture locales.

La Section scénique
de Bro Gwenrann

Un spectacle porté par 50 danseurs et musiciens. Le groupe tente de suggérer les irrépressibles mouvements, des corps ou des esprits, qui évoquent l’envoûtement. Durant 20 minutes, la chorégraphie développe des variations qui sont la traduction d'autant de situations contrastées comme la séduction, la soumission, le refus, le combat contre le mal, puis la liesse générale.

Les corps se mêlent et se délient, testent des appuis et des points de résistance ou tourbillonnent, dessinent des masses, tapent des pieds et frappent des mains. Les figures très belles et les équilibres étranges semblent ne tenir qu'à un fil et, comme une partition musicale, proposent de saisir des êtres et de mélanger des espaces et des temps. Les corps construisent une histoire, distillent du sens sur une toile de fond en perpétuel changement quand brusquement tout bascule avec la bataille contre le sorcier.

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