Edito
Les Celtiques : une petite entreprise !
18 ans déjà !
18 ans, c’est jeune et cela représente aussi une certaine maturité. 18 ans, c’est beaucoup. Beaucoup en expérience, en énergie et en temps passé à imaginer, discuter, travailler, mettre sur pied.
Une telle entreprise ne s’improvise pas, car c’est bien d’une véritable entreprise qu’il s’agit. Avant de parvenir à un projet bien ficelé, c'est-à-dire savoir ce que l’on veut faire réellement et ensuite se donner les moyens que cela fonctionne, nous passons souvent par des périodes de doute et d'incertitude, avec des moments de tension ou de découragement.
Un parcourt du combattant
Avant de parvenir à un festival abouti, il faut accomplir un parcourt qui peut être truffé d’embûches. A la base de tout, il y a la programmation. C’est le corps et l’âme du festival. Nous choisissons les artistes et prenons contact avec eux. Les groupes ne répondent pas toujours dans les délais. A maintes reprises, nous les relançons. Il y a ceux qui disent oui, puis qui disent non ensuite.
Au niveau des collectivités, nous déposons les dossiers de demandes de subventions, souvent en fin d’année. Les réponses se font souvent attendre. Elles tombent dans les mois qui suivent, quelquefois au début de l’été, à quelques jours de l’évènement.
Nous planchons également sur les aspects technique et sécurité. Dans ce domaine, les choses se sont corsées au fil des ans. L’amateurisme n’a pas sa place dans l’organisation. Nous n’avons plus le droit à l’erreur.
Enfin, autre aspect important du festival, ce sont les partenaires. Même s’ils nous sont fidèles, rien n’est acquis. Nous devons les voir, les revoir, les convaincre de nous accompagner et de nous aider.
L'équilibre à tous prix
Les uns et les autres, nous avons appris sur le tas à devenir professionnels. La gestion d'une manifestation comme Les Celtiques est importante et nous sommes pourtant loin des mastodontes comme le festival Interceltiques de Lorient. Nous devons tendre vers une situation d’équilibre pour prétendre à la bonne tenue financière du festival. L’argent est le nerf de la guerre, plus que jamais ! Des ressources insuffisantes, des risques mal calculés, un budget négligé, auraient des conséquences inévitables sur la santé du festival. Par voie de conséquence, son existence pourrait en être menacée.
C’est vrai, la manifestation est devenue une entreprise. Une petite entreprise dont le but n’est pas de croître à tout prix, de ne pas être plus grosse ou plus forte qu’une autre, mais une entreprise qui cherche davantage à être cohérente, homogène dans sa programmation, claire dans son projet et dans sa stratégie de développement.
Le festival s’aime pour ce qu’il est et ce qu’il a été, et non pas seulement pour ce qu’il pourrait devenir. Il intègre son passé, tient compte du présent et anticipe sur l’avenir, puisant son énergie et son rayonnement dans le bonheur de ses bénévoles, de ses partenaires et de son public. Indéniablement, durant l’été, Les Celtiques sont devenus un acteur du développement économique de Guérande. Ils jouent aussi un rôle social certain auprès des jeunes. Enfin, Les Celtiques, ce sont des membres organisateurs qui ont du plaisir et une certaine fierté du travail bien fait.

